Fi Ezma

En arabe : Fi Ezma. En français : En crise. Dans ma langue inventée : Des nœuds dans le cerveau. Le tout : un blog, des pages web noircies par un esprit fragmenté d’une petite jeune femme nommée Lella Tourria. Vingtaine avancée, endettée, étudiante, employée, amoureuse, mais avant tout une femme voilée du cœur et non du visage. Ce sont mes allées et venues dans les rues de Montréal, les corridors de Concordia, les ruelles des pays européens et sur les trottoirs d’Hochela’g qui s’échouent ici, sur Fi Ezma. Mes déboires en tout genre, mes questionnements, mes crises évidemment, mes réflexions, mais aussi mes doux moments, ma paresse sur le divan et mon affection pour les gens. Je me plais à croire que je suis le reflet d’une certaine hybridité contemporaine. Le reflet Fi Ezma des idéaux de mes parents, de ma communauté et de mes propres envies. Des pièces de casse-tête qui s’emboîtent difficilement les unes dans les autres ; d’où mes crises perpétuelles.

Fi Ezma Existentielle XIV : Ça brasse dans le coco

Ça brasse pas mal dans mon coco de c’temps-ci. J’ai eu une accalmie, thank God, mais là ça d’l'air que c’est reparti. Oui, ma vie c’est une genre de série à la Fabienne Larouche (mieux écrite quand même) avec son lot de drama. Yeah, I know, I’m drama queen, j’ai déjà fait le tour de cette question.

Bref. Fait que ça brasse pas mal. Pis je sais pas si c’est la vieillesse, l’âme maganée, ou ben juste mes hormones de filles, mais j’ai pas mal sensibilité à fleur de peau, pis le cerveau qui veut faire dodo TOUT LE TEMPS. T’sais dans le but, de penser à rien, faire rien, croire à rien, dire rien, NE PAS VIVRE pendant un certain laps de temps. Ouin , je sais, c’est lourd.

” Kessé qui se passe ? ”

Ben, c’est qu’en plus, d’être fourrée par mon/mes identité(s), ben y’a mon âge qui veut jouer la game. Comme si déjà de pas trop savoir quoi dire, quoi faire, avec mes histoires coraniques-québécismes, c’tait pas assez, je déprime un peu du haut de mes 26 ans. 4 ans avant le chiffre rond. Fait que y me reste quatre avant d’ouvrir ma bouteille de rosée vide et de voir si j’ai réalisé mon plan de vie.

Fuck. 

Là vous me dites, ” yo take a chill pill, t’as le temps en masse”.

Moi de dire, ”ben la chill pill man fait presque deux ans que je vis sur son high.”

À faire des trucs à gauche, à droite, parce que dans vie je suis pas capable de me brancher. J’aime trop d’affaires ou pas assez. Pis j’ai trop de principes, pis de caractère pour faire des compromis. (Ben ça dépend des jours, des cas).

Fait que là, faut je me branche. Faut je décide. Qu’est-ce que je fais ? Où je m’en vais ? Pis dans quoi, pis avec qui…

En attendant, la petite liste est dans bouteille. Pis la bouteille chez ma voisine. Pis pour me changer les idées, je fantasme sur la coupe de cheveux de Claire dans House of cards. True story.

Pis je me lance dans des projets déco. Y dise que changer son environnement ça aide à faire le ménage dans sa tête.

M’en va voir si c’est vrai.

 

Fi Ezma Existentielle XIII : Mise au point

Petite mise au point. Je n’ai pas écrit depuis longtemps, pour plusieurs raisons. Oui, il y a le manque d’inspiration, c’est sûr, le syndrome de la page blanche c’est pas l’fun.

Mais c’est surtout, que je me suis perdue un peu dans mes plaintes, combats, crises et autres. Je ne savais plus trop sur quel pied danser. Quoi dire, quoi penser. Avais-je tort ? Avais-je raison ? Je sais, là n’est pas la question (ouh, ouh…eh boy, philosophe sort de ce corps).

Je me disais, peut-être que je me rebelle pour rien ? Peut-être que dans le fond, tout ceci ne rime à rien. Que je n’ai qu’à embrasser cette culture, cette religion, les yeux fermés, ne pas chercher à comprendre, le pourquoi du comment. Me taire et suivre le courant.

Peut-être.

Évidemment, y’a aussi la réaction des gens, de vous lecteurs, qui m’a amené à me poser des questions.

Et là, c’est Sonia qui parle, pas Tourria.

On a facilement catégorisé mon blogue, mes croyances ou mes propos dans des cases, des petites boîtes, sans trop chercher à comprendre ou à regarder plus loin. On m’a dit que j’étais contre les miens, que mon blogue était féministe, que je ne connaissais pas ma culture ou l’Islam, que je me trompais, bref que j’étais dans le champs.

Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, ce blogue c’est un peu mon journal intime. C’est moi, amplifiée exposant 1000, exagérée, caricaturée. Faut en prendre et en laisser. Je crois que les questionnements soulevés dans mes textes sont légitimes et ont raison d’être. Je ne détiens pas la vérité, non mes textes ne sont pas encore certifiés comme étant sacrés (LOL) et ma pensée évolue constamment, comme celle de mon personnage Tourria. Il ne faut pas lui en vouloir. Oui des fois, elle va préférer frapper le mur que de vous écouter. Oui, elle est têtue, elle aime questionner, re-questionner, gratter et chercher. Et oui, des fois elle peut se tromper. Elle est humaine et c’est tout.

Ce qu’elle demande c’est de respecter sa démarche, sa quête, ses questionnements et ses crises, comme elle respecte vos croyances, vos croix, vos voiles, votre Dieu, votre Bouddha, name it. Lisez Fi Ezma avec les yeux du coeur, vous comprendrez ben des choses d’même.

C’est aussi simple que ça.

Fi Ezma Existentielle XII : Bilans

Je sais je suis silencieuse. Je sais j’ai comme genre style abandonné un peu le blogue. Je sais c’est pas cool. Je sais.

Sorry peeps.

Won’t happend again.

Mais vous pouvez me lire ici aussi des fois : www.in-visibles.

Bref. Faque janvier se termine demain. J’ai pas fait de post-bilan-2012 ni de post-résolutions-2013. So, voici.

2012

Fuck you pour :

- La maladie

- Le manque de bidous

Merci pour :

- Les coups de pied au cul

- De m’avoir rappelé qui je suis, et combien je suis forte

- Le blogue

- Les beaux projets (Allô, in-VISIBLES)

- Les nouveaux amis et les anciens

- L’amour

- La guérison

- Les opportunités

2013 t’es mieux :

- De me donner une job que j’aime d’amour, une job de clavier, une job de mots

- De m’amener en voyage

- De m’inspirer, parce que là j’ai pas grand chose à dire

- De me garder des surprises, plein de belles surprises le fun qui font sourire

2013 sera….LE-GEN…..wait for it DA-RY… ! (Well, I hope).

 

 

Fi Ezma Existentielle XI : Les musulmanes et le sexe

Les monologues voilés ou comment petit à petit je me réconcilie avec ma culture, ma religion, ma famille, ma communauté, cette partie en moi qui crie tellement fort, qui a un si grand besoin de vivre.

Je reviens d’une représentation spéciale. J’ai vu des femmes parler de nous, de moi et de ma mère. De notre sexe, de nos fantasmes et nos désirs. J’ai écouté des femmes chanter la peine, la joie, l’amour, la douleur, la souffrance. J’ai vu mon enfance sur scène. Dans un petit décor minimaliste, dans un petit décor sobre où résonnait la debourka et les chants du bled. Mon bled.

Et là, j’ai eu des hauts le coeur. J’ai eu des frissons. Et puis des rires. C’était moi dans ses monologues. C’était ma soeur ou ma cousine, ma grand-mère ou l’amie d’une amie de la famille.

Et là j’ai compris. J’ai compris l’essence même de ma rébellion. L’essence même de ma crise existentielle qui dure et perdure. Que du drap blanc tâché de sang aux versets du Coran, en passant par la modernisation, au sexe défendu, offert, volé, mutilé…que j’étais tout ça à la fois et rien du tout. Pantoute.

Et que si je voulais me défaire du poids des générations précédentes, je devais les comprendre et surtout les accepter. Que mon épanouissement débute par ce simple geste.

Je dois arrêter de me battre. La guerre c’est finie pour moi. Vivre dans le déni c’est lourd à la fin. Pis ça gosse.

Et accepter.

Pas renoncer.

Accepter.

Nuance.

Accepter qu’une partie de moi sera toujours Tourria et l’autre Sonia. C’est comme ça. Et qu’entre les deux, y’a l’océan. Ma balance.

Fi Ezma Existentielle X : L’hiver

Moi le froid, ça me donne envie d’écrire des Fi Ezma, qui assèchent la peau, fait couler les yeux et  le eyeliner, pis geler le bout des doigts. 

Mais c’est surtout emo sur les bords l’hiver. On feel tous un peu croche parce que le soleil se couche tôt. Pis on est tous sur le même up and down beat ;  l’avant et l’après Noël/Jour de l’An, le mois de janvier et février qui finissent pas de finir, les factures d’Hydro trop élevées parce que t’as chauffé ton 3 1/2 mal isolé, tes kilos en trop de tourtières pis de bûches, tes belles résolutions d’une semaine de vie, etc.

Pis c’est aussi pas mal alcoolo l’hiver, avec ses histoires de vin chaud, de souper devant la tv pis de fort pour se réchauffer.

Et c’est aussi du collage extrême avec des inconnus ou ton amour de toujours sur le sofa, dans le lit, dans une cabane de draps, sur le tapis en poil devant la cheminée au chalet, pis c’est ça.

En même temps, j’aime ça l’hiver. C’est beau tellement c’est froid, tellement c’est blanc (ou sale ça dépend de ta région), tellement c’est calme parfois, tellement c’est réconfortant. Ça me permet de relaxer et d’écouter le silence, t’sais quand la petite neige tombe. Ouin. Ben c’est ça le silence dans ma tête, parce que oui ça m’arrive de ne penser à rien. Juste rien. Pis d’admirer les flocons, comme une gamine de cinq ans.

Fi Ezma Ma vie en TV I : Les débuts

Allô. J’t’aime. J’t’aime pas parce que t’es toi, mais parce que j’ai 13 ans pis je comprends pas grand chose. J’t’aime parce que t’es mon ami, t’es cute, t’es fin, t’as un p’tit chandail hurley (moé j’suis née dans l’temps que les skateux c’tait ben hot) ouin… give me  a break). Fuck off, y’a ben que trop de parenthèses dans cette phrase.  Pis moé, dans ces années-là, pour vrai, je galèrais ma vie. Pas de seins, pas de fesses, pas de sex appeal, pas rien. Pis câlice que j’me forçais pour avoir l’air de la fille qui s’en crissais, parce que n’anyways tu voulais que je fasse quoi d’autres ? Ben c’est ça. Je faisais la fille qui se cachait du flash,  coiffée d’une couette arrière, t-shirt Jacob, pis pantalons pattes d’éléphants. C’tait ça qui était ça.

 

J’te le dis live là. Ma vie est plate. Y’aura pas 4 saisons, tout juste une, pis pour vrai, j’sais même pas comment je vais  y arriver.

J’avais 11 ans. Une jupe écolière zéro sexy (criss t’as pas lu, j’ai un body d’une fille de 5 ans , get over it avec tes fantasmes), pis j’pleure dans les bras de ma mère. Ben oui, parce que même si le déménagement de cet été ça c’est passé ben smooth, ben ç’d’l’air que c’est à la rentrée que ça a pété. J’ai pleuré ma vie. Moi, j’avais pas d’amis à retrouver, ni personne à qui raconter mon été. J’étais en sixième année, je venais de St-Michel, j’tais une bollée, une nerd, et pour vrai, à ce moment précis, je comprenais rien. Et Bam, ma première crise de panique. Je m’en souviens encore. Le sentiment de rien contrôler. Le sentiment que tout t’échappe. Ma mère confuse, moi qui pleure, la nouvelle prof fresh new from UQAM school.  OUIN.

 

La sixième année = First year in the world

 

  • Pst. Le gars là de 13 ans que j’aime, pis toute ben j’y reviens plus tard. Stay tuned

Fi Ezma Poétique I : Médiums

Du new. Une nouvelle section. Des Fi Ezma poétiques de l’ancien temps, mais contemporaines aussi, parce que quand je les relis, mon coeur fait du bruit.

Enjoy.

Layers couchés les uns sur les autrea
Une partition noire de notes
Photoshop sur mon corps

Stop motion pour l’absence
Musique pour calmer ton indépendance

Montage, pastel et foncé
Pinceaux sur le carrelage
Keyboard et cordes de guit’ sur ta peau

Mémoire en souffrance
Rogne les côtés & errance

Crayons de bois sur l’écran
Pellicule dans le scanner
Négatif dans la chambre

Paroles en manque, insuffisance
Moments d’insouciances

Toiles brisées sur le mur
Voix & distorsions
Beat de drum sur mon coeur

Histoire en mouvance
Hantise et arrogance

Peinture oubliée
Séchée, craquelée, perdue
Back, vidéo, flash

Fin sans importance
Yeux mouillés sur un fond de silence

Fi Ezma Existentielle IX: Quand zéro objectivité rime avec plug

Ne pas travailler sur son mémoire durant sa semaine de relâche de job ( je work dans une école ), parce que je suis trop lazy ass pis zéro motivée. Lire des tonnes de billets pas trop pertinents sur la mode et les déguisements d’Halloween, parce que bah c’est l’fun pis ça passe le temps. Se demander what’s next, quand j’ai des verbatims à faire, des articles à écrire, mon appart à nettoyer, du linge à plier, pis plein d’autres actions qui finissent en -er et qui m’obligent à faire un effort. Sauf chialer.

Pis ça ben je le fais ici sur inVisibleshttp://www.in-visibles.com/2012/10/quebec-maimes-tu-comme-jtaime/

Ok, plug facile. Je l’avoue. Mais pour vrai, c’est ben l’fun ce petit webzine-là. C’est plein de textes en tout genre, des reportages, de la fiction, des entrevues…En plus, c’est écrit par des belles filles et des beaux garçons. Ça parle de toutes sortes d’affaires, mais ça parle surtout de toi, de comment des fois tu fittes pas. Un peu comme un miroir. Des textes-miroirs. Ouais, c’est ça. Des textes-reflets en crise identitaire ou pas, mais en crise pareil. Oui, comme moi. Pas pour rien que j’écris dedans t’sais.

Pis le boutte du boutte, c’est qu’elles (parce que l’équipe derrière le projet est au féminin) cherchent des collabos ;) .

(scoop d’même)

Faque go, va lire, va voir, va aimer, va partager. Tant qu’à perdre ton temps, pis pas faire tes travaux, aussi ben découvrir des affaires su’l net.

Fi Ezma Existentielle XVIII : Le fond de ma bouteille

T’sais quand tu regarde ta bière pis qu’il te reste qu’un fond de bouteille pour noyer ton amertume, tu comptes tes cennes noires, voire si y’a pas un petit trois piastre qui pourrait apparaître de même, par magie.

Parce que tu feels tout croche, t’as les hormones dans le tapis (no, i’m not pregnant), t’es pas mal écoeurée, de tout et de rien, tu veux juste dormir, manger de la soupe, pis r’garder des films de filles. Ouf, non. En fait, tu veux pas en regarder, c’est ben que trop déprimant, t’sais la fin heureuse s’applique pas nécessairement à toi.

Faque tu regardes le fond de ta bouteille en verre, à Radio-Canada on parle de l’Eïd, d’attentats, pis de kamikazes. Allah, par-çi, Allah par-là. Y’est tellement occupé, qui se dit que toé tu peux attendre encore une couple de mois. Ben oui.

Manquerait juste que j’attende après lui, après un miracle. Non, je suis pas rendue-là. Pas assez saoule encore pour croire ça. Eh boy.

Dernière gorgée. Dernière pensée.

T’sais c’est pas si pire. C’est juste long. Me semble que je l’ai fais mon chemin de croix ?! (ok, j’exagère).

Mais quand même. Je suis due, non ?

Et by the way, j’attends pas les bras croisés, je travaille fort, c’est juste que…c’est pas écrit cheap labor sur mon front.

Merci.

 

Fi Ezma d’Amour VIIII : First step

Dans la catégorie… Leïla Tourria goes adult; l’Afrique et moi après mûres réflexions avons prit une grosse décision. Ouin, on partage dorénavant un compte conjoint. Pas n’importe lequel. Un compte vidéo. YES.

C’est beau vieillir. ;)